"Notre galaxie et ses voisines se déplacent dans l’univers à une vitesse faramineuse de plusieurs centaines de kilomètres chaque seconde. Cette observation est connue depuis le début des années 60 sans que les astrophysiciens ne parviennent à en expliquer totalement la cause. Cette vitesse n’est pas due à l’expansion générale de l’univers, mais plutôt à la force de gravitation engendrée par la matière répartie autour de nous.

Dans les années 90 une équipe américaine de cosmologues, les chercheurs travaillant à la compréhension des lois qui régissent l’univers dans son ensemble, propose le modèle d’un « grand attracteur », situé dans une région de l’univers cachée à notre vue.

Une spécialité lyonnaise ancienne, qui n’est pas liée à la gastronomie, s’appelle la cosmographie. Il s’agit de cartographier les positions et les mouvements des galaxies, afin de comprendre quelles lois physiques donnent naissance à ces architectures célestes que l’on observe dans la répartition de la matière lumineuse.

Dans cette quête, nous avons découvert avec mon équipe, le super continent de galaxies dans lequel nous vivons : « Laniakea », faisant la Une de la prestigieuse revue Nature.

Dans cette conférence, je vous présenterai cette découverte et la suite des recherches : avec les campagnes observationnelles aux télescopes situés à Hawaii, en Australie, au Chili. J’expliquerai aussi les méthodes d'analyse que nous avons inventé pour comprendre notre proche environnement cosmique."

 

Conférences à venir

20/01/18 Isabelle Vauglin, Mission Cassini/Huygens
10/02/18 Johan Richard, Les toutes premières galaxies
31/03/18 Charlène Lefevre, Le projet Noema
07/04/18 Freddy Bouchet, Le changement climatique
19/05/18 Mathieu Berthemin, L'histoire de la formation d'étoiles dans l'Univers
16/06/18 Cathy Quantin Nataf, Mars vu du ciel

 

Conférences passées

Le 4 novembre, François Sibille et aura pour thème: Histoires d'eau et de poussières.

« Poussières d’étoiles », nous sommes faits d’atomes dont beaucoup ont passé par la fournaise du cœur d’une étoile, voire plusieurs fois.

Mais, les molécules omniprésentes comme H2O, CO2, NH3, d’où viennent-elles ? Cette fois-ci c’est entre les étoiles qu’il faut chercher, au cœur de vastes nuages de gaz et de poussière, à la surface de grains minuscules, dans une obscurité totale et un froid glacial. Il s’y forme même une série d’autres molécules bien plus complexes (comme des acides aminés, ou un composant connu du pastis …).

Dans l’effondrement de ces nuages se forment les nouvelles étoiles, et une partie des molécules ensemence leurs planètes. Tout n’est pas encore compris dans le scénario qui abouti à l’apparition des organismes vivants, mais ces molécules primitives y participent certainement. On peut attendre beaucoup de la mise en service d’ALMA, qui ouvre une branche nouvelle à l’astronomie : celle des molécules.

 

 

 

Le 12 octobre, dans le cadre de la fête de la science, Jean Philippe Uzan: la théorie du Big Bang

Le modèleBig bang standard de la cosmologie, plus connu sous le nom de théorie du big-bang, s’est construit au cours des cents dernières fete science 2017années. La cosmologie moderne nait en 1917, trouvant ses racines dans la théorie de la relativité générale d’Einstein.
Le modèle a intégré la physique nucléaire et atomique, puis la mécanique quantique, offrant une description de plus en plus fine de l’univers. Cette construction a été confrontée avec succès à un nombre croissant d’observations, qui permettent de reconstruire l’histoire et la structuration de l’univers. Cet exposé décrira les hypothèses sur lesquelles repose ce modèle ainsi que les grandes étapes de son développement afin d’offrir un résumé de son statut, des questions ouvertes et de ses faiblesses. Il offrira une dimension historique sur la création d’une théorie scientifique et ouvrira une réflexion sur les limites entre science et philosophie.