Conférences passées

Samedi 19 mai 2018: Mathieu Berthemin sur le thème: De la quasi-homogénéité à la complexité : comment se sont formées et ont évolué les galaxies au cours de l‘histoire de l’Univers ?

Les galaxies ne sont pas toutes identiques : il en existe des bleues, des rouges, des jeunes, des vieilles, des petites, des grosses, des rondes, des spirales... réparties le long de gigantesques filaments cosmiques. De quoi se donner le vertige, s'émerveiller et se poser quelques questions. Comment cette diversité a-t-elle bien pu apparaître à partir d'un Univers presque homogène il y a 13.7 milliards d'années, à l'époque du «Big Bang»? Quand et où les étoiles qui composent les galaxies se sont formées ? Pourquoi certaines ne forment plus d’étoiles ? La cosmologie et la physique des galaxies proposent aujourd'hui un scénario permettant de répondre à ces questions, et de s’en poser de nouvelles !

 

samedi 7 avril 2018 Maud Langlois, L'instrument SPHERE: Bilan des sondages à très grand contraste pour les exoplanètes et les disques circumstellaires.

L'instrument SPHERE (Spectro-Polarimètre à Haut contraste dédié à la Recherche d'Exoplanètes) a été installé avec succès au VLT de l'ESO en avril 2014 pour obtenir sa première lumière en Mai 2014. Il est offert à l’ensemble de la communauté depuis avril 2015 et révolutionne déjà notre vision des parties externes des systèmes exo-planétaires et des propriétés physiques des planètes géantes. Les objectifs scientifiques
de SPHERE concernent la détection et la caractérisation de planètes géantes à longue période par imagerie directe, autour d'un grand nombre d'étoiles incluant les étoiles jeunes et/ou actives. Les capacités observationnelles permettent aussi de poursuivre l'étude statistique ou détaillée de naines brunes, des disques circumstellaires: des phases d'accrétion aux disques de débris, ou encore tout autre environnement proche ou l'imagerie à haute résolution angulaire de sources brillantes (étoiles évoluées, satellites du systèmes solaires, étoiles jeunes en phase d'accrétion...). Dans cet exposé, je passerai en revue les résultats astrophysiques obtenus après presque 4 ans de fonctionnement, y compris les découvertes de nouveaux compagnons exoplanètes / naines brunes et des disques circumstellaires, et la caractérisation fine des propriétés physiques et des atmosphères des exoplanètes joviennes détectées par imagerie directe.

 

Samedi 31 mars 2018, Freddy Bouchet, physicien à l'ENS, la fascinante dynamique du climat, le réchauffement global, et la nécessaire transition énergétique

Le but de cet exposé sera de donner un aperçu rapide de la dynamique passionnante et variée de l’atmosphère, des océans, et du cycle du carbone qui régissent les climats de la terre. Après avoir discuté les principaux mécanismes, nous expliquerons les connaissances et les incertitudes sur les changements climatiques observés, et à venir dans les prochaines décennies. Nous discuterons la part de ces changements attribuable aux actions de l’homme et en particulier à l’usage des carburants fossiles. En fin d’exposé, nous évoquerons rapidement les solutions qui existent et la transition énergétique qui a débuté à l’échelle planétaire pour faire face à ces défis.

 

 

Samedi 10 février 2018, Johan Richard, astronome au CRAL, Les toutes premières galaxies.

Regarder loin, c’est regarder dans le passé. A l’aide des télescopes les plus puissants sur Terre, il nous est maintenant possible de voir la formation des premières galaxies et de leurs étoiles, témoins d’un passé plus ancien que la Terre elle-même. Pour capter leur faible lumière, les astronomes utilisent des télescopes et instruments toujours plus puissants, tels le spectrographe MUSE ou le futur télescope spatial James Webb. Le conférencier présentera quelques unes des toutes dernières découvertes sur ces galaxies, qui nous renseignent sur cette époque encore méconnue.
 
Samedi 20/01/18, Isabelle Vauglin du CRAL: la mission Cassini/Huygens autour de Staurne.

Lancée en 1997 et en orbite autour de Saturne depuis 2004, la sonde Cassini a terminé sa course le 15 septembre dernier, volontairement précipitée dans l'atmosphère de Saturne. La mission Cassini-Huygens a donné des résultats scientifiques extraordinaires et permis des découvertes remarquables: l'incroyable complexité des anneaux de Saturne, une étonnante structure hexagonale au pôle nord, des aurores spectaculaires, les lacs et les rivières de méthane sur Titan, des geysers de vapeur et un océan d'eau liquide sous la croute glacée d'Encelade, pour n'en citer que quelques uns.
Issue d'une collaboration entre la NASA, l'ESA et l'ASI, la mission Cassini-Huygens prouve, si besoin était, que les collaborations scientifiques et les savoirs-faire mis en commun sont souvent très fructueux.
Si Cassini a terminé son histoire en septembre 2017, elle nous donne à tous une envie impérieuse: y retourner pour savoir si une vie s’est développée, ou pas, dans l'océan d'Encelade ou le sous-sol de Titan!

 

Mercredi 6 décembre, Hélène Courtois,  Voyage sur les flots de galaxies, à la découverte de Laniakea.

"Notre galaxie et ses voisines se déplacent dans l’univers à une vitesse faramineuse de plusieurs centaines de kilomètres chaque seconde. Cette observation est connue depuis le début des années 60 sans que les astrophysiciens ne parviennent à en expliquer totalement la cause. Cette vitesse n’est pas due à l’expansion générale de l’univers, mais plutôt à la force de gravitation engendrée par la matière répartie autour de nous.

Dans les années 90 une équipe américaine de cosmologues, les chercheurs travaillant à la compréhension des lois qui régissent l’univers dans son ensemble, propose le modèle d’un « grand attracteur », situé dans une région de l’univers cachée à notre vue.

Une spécialité lyonnaise ancienne, qui n’est pas liée à la gastronomie, s’appelle la cosmographie. Il s’agit de cartographier les positions et les mouvements des galaxies, afin de comprendre quelles lois physiques donnent naissance à ces architectures célestes que l’on observe dans la répartition de la matière lumineuse.

Dans cette quête, nous avons découvert avec mon équipe, le super continent de galaxies dans lequel nous vivons : « Laniakea », faisant la Une de la prestigieuse revue Nature.

Dans cette conférence, je vous présenterai cette découverte et la suite des recherches : avec les campagnes observationnelles aux télescopes situés à Hawaii, en Australie, au Chili. J’expliquerai aussi les méthodes d'analyse que nous avons inventé pour comprendre notre proche environnement cosmique."

 Samedi 4 novembre, François Sibille et aura pour thème: Histoires d'eau et de poussières.

« Poussières d’étoiles », nous sommes faits d’atomes dont beaucoup ont passé par la fournaise du cœur d’une étoile, voire plusieurs fois.

Mais, les molécules omniprésentes comme H2O, CO2, NH3, d’où viennent-elles ? Cette fois-ci c’est entre les étoiles qu’il faut chercher, au cœur de vastes nuages de gaz et de poussière, à la surface de grains minuscules, dans une obscurité totale et un froid glacial. Il s’y forme même une série d’autres molécules bien plus complexes (comme des acides aminés, ou un composant connu du pastis …).

Dans l’effondrement de ces nuages se forment les nouvelles étoiles, et une partie des molécules ensemence leurs planètes. Tout n’est pas encore compris dans le scénario qui abouti à l’apparition des organismes vivants, mais ces molécules primitives y participent certainement. On peut attendre beaucoup de la mise en service d’ALMA, qui ouvre une branche nouvelle à l’astronomie : celle des molécules.

 

Le 12 octobre, dans le cadre de la fête de la science, Jean Philippe Uzan: la théorie du Big Bang

Le modèleBig bang standard de la cosmologie, plus connu sous le nom de théorie du big-bang, s’est construit au cours des cents dernières fete science 2017années. La cosmologie moderne nait en 1917, trouvant ses racines dans la théorie de la relativité générale d’Einstein.
Le modèle a intégré la physique nucléaire et atomique, puis la mécanique quantique, offrant une description de plus en plus fine de l’univers. Cette construction a été confrontée avec succès à un nombre croissant d’observations, qui permettent de reconstruire l’histoire et la structuration de l’univers. Cet exposé décrira les hypothèses sur lesquelles repose ce modèle ainsi que les grandes étapes de son développement afin d’offrir un résumé de son statut, des questions ouvertes et de ses faiblesses. Il offrira une dimension historique sur la création d’une théorie scientifique et ouvrira une réflexion sur les limites entre science et philosophie.

De la quasi-homogénéité à la complexité : comment se sont formées et ont évolué les galaxies au cours de l‘histoire de l’Univers ?

Ces galaxies ne sont pas toutes identiques : il en existe des bleues, des rouges, des jeunes, des vieilles, des petites, des grosses, des rondes, des spirales... réparties le long de gigantesques filaments cosmiques. De quoi se donner le vertige, s'émerveiller et se poser quelques questions. Comment cette diversité a-t-elle bien pu apparaître à partir d'un Univers presque homogène il y a 13.7 milliards d'années, à l'époque du «Big Bang»? Quand et où les étoiles qui composent les galaxies se sont formées ? Pourquoi certaines ne forment plus d’étoiles ? La cosmologie et la physique des galaxies proposent aujourd'hui un scénario permettant de répondre à ces questions, et de s’en poser de nouvelles !