Les galaxies ne voguent pas de façon désordonnée dans l’Univers mais forment un véritable réseau en bulles de savon que l’on appelle la toile cosmique. Cette toile est composée de grands vides entourés par des filaments le long desquels les galaxies se meuvent avant de terminer leur course aux noeuds où de gigantesques amas de galaxies se forment. A l'occasion de cette conférence, nous arpenterons l'Univers sur des milliards d'années lumière afin de comprendre comme se tisse cette toile cosmique, quelles sont ses origines, comment elle influence la naissance et l'évolution des galaxies et en quoi elle représente une sonde cosmologique formidable nous permettant de comprendre l'Histoire et la composition de l’Univers.

 

Conférences suivantes

Samedi 18 janvier 2020, François Sibille, Astéroîdes
Samedi 15 février 2020, Lucia Mandon, Histoire de Mars
Samedi 28 mars 2020, Phippe Prugniel, CRAL, Etoiles dans les galaxies
Samedi 11 avril 2020, Erwin Dehouck, CRAL, Mondes habitables
Samedi 16 mai 2020, Bernard Schmitt, IPAG, à confirmer, les objets transneptuniens
Samedi 13 juin 2020, IPAG, à confirmer, Beta pictoris et eses exoplanètes

 

Conférences passées

Samedi 16 novembre 2019, Romain Gouaty, LAPP, Virgo et les ondes gravitationnelles

Le réseau d’interféromètres de seconde génération constitué des détecteurs Advanced LIGO et Advanced Virgo a permis les premières détections d’ondes gravitationnelles ainsi que la naissance d’une nouvelle astronomie. Après presque 2 années d’améliorations et de réglages ces interféromètres viennent d’entamer leur 3ème prise de données scientifique, pendant laquelle de nouveaux évènements sont attendus. Nous reviendrons sur les principaux défis technologiques qui ont dû être relevés pour détecter les ondes gravitationnelles. Les principaux résultats des prises de données passées seront également discutés, ainsi que les perspectives à court et moyen terme.

 

 

jeudi 10 octobre 2019, Xavier Bonfils, chercheur CNRS à l'IPAG,

les télescopes ExTrA dédiés à la recherche ainsi qu’à l’étude des exoplanètes de type Terre en orbite autour de naines rouges proches.

Un nouvel instrument, ExTra, a effectué avec succès ses premières observations du ciel depuis l’Observatoire de La Silla de l’ESO au Chili. Pour détecter et étudier les exoplanètes, ExTrA utilise trois télescopes de 0,6 mètre de diamètre. Ces derniers mesurent, à intervalles réguliers, la quantité de lumière en provenance de nombreuses étoiles de type naine rouge et scrutent la moindre diminution de luminosité pouvant résulter du passage - ou transit - d’une planète devant le disque d’une étoile, l’obscurcissant légèrement.

Parce qu’une planète en transit bloquera une plus grande proportion de la lumière émise par une étoile de petites dimensions, ExTrA se focalisera sur un type particulier de petites étoiles brillantes et proches que sont les naines de classe M, nombreuses dans la Voie Lactée. Ces étoiles sont censées abriter de nombreuses planètes de type Terre, ce qui en fait des cibles de choix pour les astronomes souhaitant découvrir et étudier de lointains mondes susceptibles d’abriter la vie. Proxima Centauri, l’étoile la plus proche du Soleil, est une naine de classe M autour de laquelle a été découverte une planète dont la masse avoisine celle de la Terre.