Le samedi 2 octobre, Johan Richard, astronome au CRAL à l'observatoire de Lyon, 4most machine à sonder l'Univers qui va nous permettre d'observer des millions d'étoiles et de galaxies depuis le Chili, à partir de 2023

 

Le  samedi 13 novembre 2021, Alexandre Jeanneau, Ingénieur de recherche en optique au Centre de Recherche Astrophysique de Lyon Voir le ciel sous toutes ses couleurs : les spectrographes 3D.

Depuis les montagnes ou l'espace, les télescopes géants capturent la lumière pour scruter des détails toujours plus fins et ténus. En analysant cette lumière, leurs instruments permettent aux astronomes d'étudier les propriétés physiques d'une multitude d'objets allant des planètes de notre système solaire jusqu'aux galaxies les plus lointaines. Parmi eux, les spectrographes 3D peuvent être considérés comme des imageurs qui permettent de voir les objets du ciel dans toutes leurs couleurs simultanément : alors qu'un appareil photo décompose la lumière en rouge, vert et bleu, les spectrographes 3D distinguent plusieurs milliers de nuances. À l'occasion de cette conférence, nous suivrons la lumière à travers ces instruments pour comprendre leur fonctionnement, découvrir les technologies qu'ils renferment et les observations qu'ils rendent possibles.

Le samedi 11 décembre 2021, Maxime Rey, Doctorant au CRAL, échanges entre les galaxies et le milieu intergalactique à l’aide de simulations numériques

De la taille d'un humain à celle du système solaire, il y a 13 ordres de grandeur. Il faudrait donc empiler 10 000 000 000 000 humains pour atteindre une telle distance. Pour passer de la taille du système solaire à la taille de l'univers observable, il faut encore gagner 13 ordres de grandeur. Si on regarde les échelles de temps, on peut calculer le nombre de jours depuis le début de l'univers et on arrive encore une fois au même ordre de grandeur. Ces quantités déroutantes sont celles qui décrivent l'univers avec les unités de la vie quotidienne. S'il est difficile d'appréhender ce qu'elles représentent, il est impossible d'étudier de telles échelles simulatément. Il existe cependant un outil extrêmement puissant qui permet de combiner des phénomènes physiques qui s'étendent sur plusieurs ordres de grandeur en temps et en taille: les simulations numériques. Durant cette conférence, nous allons voir ce qu'elles sont et comment, en utilisant des supercalculateurs, elles nous permettent de tester notre compréhension de l'univers.

 

Le samedi 15 janvier 2022, Florian Ruppin, Chercheur post-doc à l'IN2P3, les amas de galaxies: laboratoires d'astrophysique et sondes puissantes pour la cosmologie

Les amas de galaxies se sont formés par effondrement gravitationnel de la matière sur des sur-densités initiales présentes juste après le Big-Bang. Ils ont évolué par accrétion continue de matière et par des fusions avec des structures plus petites pour former les structures gravitationnellement liées les plus massives de l’Univers. Les amas de galaxies représentent les nœud de ce que l’on appelle la toile cosmique. Leur contenu en matière est représentatif du contenu moyen observé dans l’Univers dans son ensemble. Ils constituent donc un laboratoire de premier choix pour étudier la nature de la matière noire et de l’énergie sombre. Par ailleurs, le cœur des amas de galaxies est généralement occupé par une galaxie elliptique extrêmement brillante hébergeant en son centre un trou noir supermassif. Ce trou noir, entouré d’un disque d’accrétion, est responsable de jets de matière si puissants qu’ils ont un effet sur les propriétés globales de l’amas de galaxies tout entier (comme sa masse ou sa température moyenne). Étudier les amas de galaxies nous permet ainsi de caractériser la physique de ces trous noirs supermassifs de manière indirecte. Au cours de cette conférence, nous parlerons des processus de formation des amas de galaxies depuis le Big-Bang jusqu'à aujourd’hui, de leur intérêt pour la cosmologie et l'astrophysique et du rôle majeur qu’ils occuperont dans les prochains relevés comme celui qu’effectuera le satellite Euclid de l’ESA.

 

Le samedi 12 mars 2022, Mickael Rigault, Chercheur à l'IP2I Lyon, cosmologie observationnelle

Le samedi 02 avril 2022, François Sibille, Le rayonnement gamma

Le samedi 14 mai 2022, Florence Durret, Astronome à l'Institut d'Astrophysique de Paris, les galaxies confinées dans les amas

Le samedi 04 juin 2022, Jerome Bouvier, Directeur de recherche à l'IPAG, interaction etoile-disque-planetes dans les systemes jeunes